Le Parti vert condamne le coup d’État au Honduras

OTTAWA -- Le Parti vert a uni sa voix à celles du gouvernement du Canada, des Nations Unies et de l’Organisation des États américains pour condamner le coup d’État perpétré au Honduras et la suppression des droits civils et de la liberté d’expression. « Le gouvernement du Honduras doit rétablir la démocratie et chercher une solution pacifique pour mettre fin à la crise. Le gouvernement doit également se pencher sur le jugement négatif prononcé par la Cour suprême du Honduras à l’égard du processus de réforme constitutionnelle initié par le président Zelaya », a dit Eric Walton, porte-parole du Parti vert en matière d’affaires internationales.

La région n’a connu aucun coup d’État depuis plus de dix ans et une certaine stabilité démocratique s’est progressivement installée. Cette nouvelle stabilité a donné de l’espoir aux gens de la région, qui ont vécu sous l’emprise de régimes militaires et de dictatures pendant la majeure partie du 20e siècle. Le Parti vert demeure cependant très inquiet quant au respect des droits de la personne en Amérique latine et en Amérique du Sud et demande au gouvernement du Canada de mettre davantage l’accent sur la gouvernance démocratique et le respect des droits de la personne dans ses échanges et ses relations diplomatiques avec les pays de la région.

« Ce fut un grand pas en arrière pour les droits de la personne lorsque le Canada conclut un accord commercial avec la Colombie, et il s’apprêt à en commettre un deuxième avec la signature d’un accord commercial avec le Pérou », a fait valoir la chef du Parti vert Elizabeth May. « Le coup d’État au Honduras fournit à notre gouvernement l’occasion d’adopter une position claire quant à la priorité que nous accordons à la gouvernance démocratique et au respect des droits de la personne. »

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