Le Parti vert défend votre droit à un air pur
OTTAWA -- Le Parti vert réclamait aujourd’hui le renforcement des normes d’émission atmosphériques nationales au canada. « Le gouvernement du Canada refuse toujours de protéger ses citoyennes et ses citoyens contre les émissions toxiques », a déclaré la chef du Parti vert du Canada Elizabeth May. « Cette situation a assez duré. »
La réglementation canadienne en matière de qualité de l’air accuse du retard par rapport à celle d’autres nations. En effet, le Canada autorise le rejet de dioxyde de soufre à des concentrations de 115 parties par million, tandis que l’Union européenne, par exemple, établi cette limite à 48 et l’Australie à 80. Le Parti vert sait qu’il faut réglementer immédiatement pour réduire les précurseurs du smog (matière particulaire, dioxyde de soufre et oxydes d’azote) et réduire la contamination neurotoxique grave de l'air par le mercure. Qui plus est, la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE) nous fournit le cadre réglementaire pour le faire dès maintenant.
Des normes canadiennes peu contraignantes ont incité les industries polluantes à relocaliser leurs activités au Canada. Cette relocalisation leur permet d’éviter d’investir des sommes colossales dans des dispositifs antipollution, dont les coûts d’installation et d’opération peuvent s’élever jusqu’à plusieurs millions de dollars. Cependant, le fait d’accorder la priorité aux profits plutôt qu’à la lutte antipollution représente un énorme pas en arrière, qui ne doit pas être toléré au Canada.
La collectivité de Swan River, au Manitoba, a découvert comment de nouveaux emplois pouvaient se transformer en cheval de Troie pour une petite collectivité lorsque ces emplois produisaient des émissions toxiques comportant un risque pour la santé. Lorsque le géant forestier Louisiana Pacific (LP) est arrivé en ville en 1994 pour ouvrir une usine de panneau de particules, les résidents s’étaient ralliés pour obliger l’entreprise à installer un dispositif antipollution. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, ce dispositif doit être remplacé et LP rechigne à délier les cordons de sa bourse. Avec la permission du gouvernement NPD du Manitoba, le dispositif de l’usine a été désactivé au mois de janvier. Les gens de la petite localité sont une fois de plus obligés de mettre de côté leur quotidien pour faire valoir leur droit à un air pur, sans l’appui du gouvernement.
Le Parti vert a à cœur la santé des Canadiennes et des Canadiens. « Les maladies respiratoires, exacerbées par la mauvaise qualité de l’air, atteignent déjà des proportions épidémiques. Trois millions de Canadiennes et de Canadiens, soit environ 8,4 % de la population du pays, et un enfant sur huit souffrent d’asthme et le nombre de personnes atteintes ne cesse d’augmenter. Cette question mérite que le gouvernement s’y attaque immédiatement », a ajouté Mme May.
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Renseignements :
Debra Eindiguer
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