Une attaque soutenue contre la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie
OTTAWA – Le mécanisme national canadien créé en 1993 par une loi du Parlement sous l’ancien premier ministre Brian Mulroney, la Loi sur la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie, dans le but d’analyser et de promouvoir le développement durable au pays a toujours été dans la ligne de tir du premier ministre Harper.
Le premier assaut remonte au jour où M. Harper a formé son premier cabinet. La lettre de nomination de Rona Ambrose à la tête du ministère de l’Environnement faisait état d’un changement important; désormais, la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie (TRNEE) ne se rapporterait plus au premier ministre, mais au ministre de l’Environnement. La TRNEE continue d’essayer de fournir des recommandations éclairées, y compris des rapports qui soulignent l’importance de fixer le prix du carbone par le biais de réformes budgétaires comme l’instauration d’une taxe sur le carbone. Aujourd’hui, la TRNEE se voit amputée du tiers de ses membres. À ce jour, la TRNEE avait toujours pu compter sur la participation active de nombreux chefs de file du mouvement écologiste, du milieu des affaires, des Premières nations et du milieu universitaire.
La chef du Parti vert du Canada Elizabeth May, elle-même ancienne vice-présidente de la TRNEE, a dénoncé cette dernière attaque : « Cela n’a rien à voir avec la responsabilité financière. Les personnes nommées à la Table ronde ne sont pas rémunérées pour leur travail. Les membres reçoivent une petite indemnité quotidienne pour participer aux réunions et pour leurs déplacements, mais c’est tout. La valeur de la Table ronde réside dans sa capacité à formuler des recommandations issues d’un consensus obtenu avec tous les intervenants. »
« Le Canada a perdu un certain nombre d’organismes consultatifs lors de la création de la TRNEE. Le Conseil économique, le Conseil des sciences et le Comité consultatif de l’environnement, dont le rôle était de conseiller le ministre de l’Environnement, ont tous été abolis sur la promesse que la TRNEE prendrait le relais. Cette dernière manœuvre signale encore une fois que le premier ministre Harper ne veut les conseils de personne, sur quoi que ce soit, et encore moins des conseils qui lui disent de prendre des mesures concrètes pour lutter contre la crise climatique, car il ne les acceptera jamais. »
Le budget a également mis un terme au financement de la recherche sur la crise climatique. La Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l'atmosphère n’a pas reçu de nouveaux fonds sous le gouvernement Harper. Cette année, les fonds investis à l’origine s’épuiseront, les programmes de recherche s’effondreront et les chercheurs les plus qualifiés et les plus brillants quitteront le Canada à destination de pays qui, eux, ont choisi d’investir dans la recherche.
-30-
Renseignements :
Debra Eindiguer
Attachée de presse
Cell : 613‑240‑8921
media@partivert.ca
www.partivert.ca