Les verts réclament la protection légale des régimes d’assurance-invalidité

OTTAWA – D'anciens employés de Nortel gravement malades et bénéficiaires de prestations d'invalidité de longue durée sont sur le point de perdre le régime d’assurance auquel ils ont cotisé pendant de nombreuses années. D’anciens ingénieurs, scientifiques et gestionnaires ont cotisé diligemment au régime d’invalidité de longue durée (ILD) de leur employeur en présumant que leurs cotisations étaient protégées par la loi, comme c’est le cas pour d’autres régimes d’assurance. Malheureusement, aucune loi n’exige que les régimes d’ILD soient assurés.

Jadis la coqueluche de l’économie canadienne et forte de ses 100 ans d’histoire, la promesse faite par Nortel de préserver les régimes de pension et les avantages sociaux inspirait confiance à ses employés. La réalité est que la fiducie de pension souffre d’une grave insuffisance de fonds qui laisse plus de 400 employés en congé d’invalidité de longue durée sans couverture.

Peter Burns, 54 ans, un représentant pour les 400 employés en congé d’invalidité de longue durée, vit de façon indépendante depuis l’âge de 18 ans. Après avoir subi une intervention chirurgicale pour une tumeur rachidienne suivie d'un AVC, il a combattu la paralysie et souffre aujourd’hui de douleurs chroniques graves et doit dépenser 3000 $ par mois en médicaments pour gérer sa douleur. Sa couverture est sur le point de disparaître pendant que les dirigeants s'octroient des bonus de plusieurs dizaines de millions de dollars.

« La majorité des employeurs offre un régime d’invalidité à long terme à leurs employés, mais aucune loi n’impose aux employeurs d’assurer ces régimes, ce qui donne aux travailleurs une fausse impression de sécurité », a dénoncé Jean‑Luc Cooke, candidat du Parti vert dans Nepean—Carleton, un quartier en banlieue d’Ottawa. « Des milliers d’anciens employés de Nortel se sont établis dans la région d’Ottawa et ces derniers sont bouleversés d’apprendre que les promesses ne seront pas tenues. »

« Le temps presse pour venir en aide aux employés les plus vulnérables affectés par l’effondrement de Nortel », a ajouté Elizabeth May, la chef du Parti vert du Canada. « Il faut de toute urgence modifier la Loi sur la faillite et l'insolvabilité pour répondre à ces besoins immédiats et modifier la Loi sur les sociétés d'assurances pour faire en sorte que l’ILD soit réglementé afin d’éviter ce genre de fiasco à l’avenir. »

-30-

Renseignements :
Debra Eindiguer
Attachée de presse
Cell : 613‑240‑8921
media@partivert.ca
www.partivert.ca