La politique climatique canadienne tombe encore plus bas

OTTAWA -- Il n’est pas suffisant que le gouvernement canadien recule en matière de changements climatiques, comme le montre le manque flagrant de financement des initiatives sur les changements climatiques du dernier budget, les membres de notre gouvernement incitent maintenant les autres pays à faire de même. L’Afrique du Sud est la dernière victime des pressions du gouvernement canadien. Ce pays s’est engagé à se développer avec une politique visant à neutraliser les émissions de carbone, il est donc compréhensible qu'il essaie de résister à un plan canadien de construction d’une énorme centrale au charbon.

L’entreprise canadienne d’exploitation du charbon CIC Energy Corp affirme avoir déjà investi 100 millions de dollars dans une centrale d’une capacité de 1 200 MW, appelée la centrale Mmambula, qui serait située à la frontière de l'Afrique du Sud et du Botswana. Le ministre du Commerce international Peter Van Loan effectue du lobbying pour l’entreprise dans le cadre de son voyage en Afrique du Sud cette semaine. Van Loan a décrit cette affaire douteuse comme une « solution en attente » pour la pénurie d'énergie que subit l'Afrique du Sud.

« La communauté internationale se demande certainement ce qui s’est passé au Canada, qui était autrefois un chef de file dans le domaine des changements climatiques », a indiqué Elizabeth May, la chef du Parti vert. « Pendant que les autres nations industrialisées investissent dans les technologies renouvelables et propres, le Canada continue d’exploiter le charbon. »

 « Nous subirons de plein fouet les changements climatiques si nous n'éliminons pas les sources d'énergie comme les centrales au charbon. Il y a tellement de possibilités inexploitées dans le domaine des énergies vertes. Apparemment, le Canada est embourbé dans l’âge des dinosaures; et nous savons ce qui leur est arrivé. »

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