Le Parti vert du Canada gagne sa cause en Cour suprême pour avoir parlé d'antisémitisme
OTTAWA – La Cour suprême de la Colombie-Britannique a trouvé en faveur du Parti vert du Canada aujourd’hui dans une affaire de diffamation intentée contre le Parti vert du Canada, le Fonds du Parti vert du Canada et la chef du Parti, Elizabeth May, par un ancien candidat rejeté par Mme May pour avoir tenu certains propos dans différents blogues plusieurs années avant d'être candidat pour les verts. Ces commentaires portaient sur les attentats du 11 septembre à New York et parlaient notamment d’un attentat contre « le quartier général de pacotille de la Banque mondiale des juifs. » En rejetant sa candidature, le Parti avait expliqué que ces commentaires étaient antisémites et, par conséquent, tout à fait inacceptables pour le Parti.
L’honorable juge Ross a rendu sa décision aujourd’hui en faveur du Parti vert et d’Elizabeth May. La Cour a statué que, bien qu’il y ait eu diffamation dans l’utilisation du terme « antisémitique », son utilisation était justifiée en notre faveur dans les circonstances sur la base de l’immunité relative et du principe de communication responsable. La juge a par ailleurs déclaré qu’il n’y avait eu aucune intention malveillante, estimant que le Parti vert du Canada était dans l’obligation de dire au public qu’il ne tolérerait aucun comportement antisémitique.
« Cette affaire longue et coûteuse en valait la peine, car elle nous a permis de contribuer à la lutte contre l’antisémitisme au Canada », a dit Mme May. « Il faut défendre ses principes et ses valeurs, et je suis fière que le Parti vert ait maintenu sa position sans broncher. »
Cette affaire portée devant les tribunaux par l’ancien candidat du Parti vert John Shavluk a été entendue par la Cour suprême de la Colombie-Britannique entre le 4 et le 12 janvier 2010.
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