C-26 : une passoire comme projet de loi
OTTAWA – Le projet de loi C‑26, Loi modifiant la Loi du traité des eaux limitrophes internationales et la Loi sur les ouvrages destinés à l'amélioration des cours d'eau internationaux, ne va pas assez loin pour mettre les eaux du Canada à l’abri des exportations massives. « Le projet de loi C‑26 est une véritable passoire », a dénoncé la chef des verts Elizabeth May. « Il n’interdit ni les échanges d’eau entre bassins, ni le captage massif des eaux canadiennes et leur transfert dans les eaux limitrophes ou transfrontalières, et à défaut de les interdire, les eaux canadiennes ne seront jamais complètement à l'abri des exportations massives. »
Le Canadian Water Issues Council et le Programme sur les enjeux de l'eau du Munk Centre for International Studies de l’Université de Toronto ont proposé des modifications au projet de loi présenté le 13 mai 2010.
Le fait que le projet de loi proposé ne tienne pas compte de 80 pour cent des bassins fluviaux canadiens, qui ne sont ni des eaux limitrophes, ni des eaux transfrontières, constitue une faille béante qui pourrait donner lieu à des transferts massifs vers un cours d’eau transfrontière dans le but d’exporter cette eau aux États‑Unis.
Le Parti vert appuie les efforts déployés pour renforcer notre Politique fédérale relative aux eaux de manière à s’opposer fermement aux exportations massives d’eau (exportations d’eau en vrac).
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