Peu de résultats pour les dépenses du G8/G20

OTTAWA --Selon le Parti vert du Canada, la dilapidation de fonds publics qu’ont été les sommets du G8 et du G20 apportera peu d’avantages pour les citoyens. Pas de mesures pour protéger le climat, une entente entre le Canada et l’Inde qui va à l’encontre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et un plan de réduction du déficit qui pourrait mettre en danger les programmes sociaux. « Ensemble, les Canadiens ont le droit de demander quels avantages ils pourront tirer de ces sommets aux coûts astronomiques », a déclaré la chef des verts, Elizabeth May.

L’engagement à consacrer 5 milliards de dollars aux soins de santé maternelle est probablement la seule véritable réalisation des réunions du G8/G20. La réduction du déficit est devenue le centre de l’attention, les chefs d’État du G20 ayant convenu que les pays en développement réduiraient leur déficit de moitié d’ici 2013. « Malheureusement, il semble que la réduction du déficit se fera au détriment des pauvres. D’importants programmes et services seront démolis pour atteindre ces objectifs de réduction; ce sont les citoyens qui finiront par payer la note », a expliqué May. « Pendant les dix dernières années, les pays ont augmenté de 50 % leur budget militaire pour atteindre un total de 1,5 billion de dollars par année. Cette augmentation des dépenses militaires est en grande partie la cause des déficits accumulés. Cependant, personne n’a parlé de couper les budgets militaires pour réduire le déficit. »

L’accord commercial établi entre l’Inde et le Canada, qui tente de faire sa place dans le marché nucléaire indien, a reçu beaucoup moins d’attention. « L’accord commercial sur l’énergie nucléaire entre le Canada et l’Inde passe outre le fait que, conformément au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), le Canada n’a pas le droit de vendre des produits atomiques aux pays ou aux partis qui n'adhèrent pas au TNP, comme l'Inde notamment. Au lieu d’utiliser son influence pour appuyer le mouvement demandant une convention sur les armes nucléaires, un traité qui bannirait toutes les armes nucléaires, le Canada a choisi de favoriser ses intérêts commerciaux en affaiblissant ses efforts de désarmement », a indiqué le sénateur Doug Roche, O.C., ancien ambassadeur au désarmement et président de 1988 du Comité de désarmement des Nations Unies.

« Ce qui est le plus décevant, c’est probablement le peu de progrès réalisé sur la crise climatique. À la conclusion de ces sommets, nous nous retrouvons avec une copie de l’accord de Copenhague; quelle occasion gâchée », a  ajouté May. « Peut-être que lors de la prochaine réunion du G20, qui doit avoir lieu à l’automne 2010 en Corée du Sud, avec un autre pays hôte, nous pourrons réaliser des progrès. »

-30- 

Renseignements :
Debra Eindiguer
Attachée de presse
Cell : 613.240.8921
media@partivert.ca