Le Parti vert est satisfait de la nouvelle zone de protection marine

OTTAWA – Le Parti vert du Canada s’est dit très satisfait de l’aboutissement du processus visant à créer la Zone de protection marine de Tarium Niryutait. « Le Tarium Niryutait revêt une importance majeure pour la protection de la biodiversité de l’Arctique et particulièrement pour le béluga. Nous sommes extrêmement reconnaissants aux nombreuses personnes qui ont collaboré au processus », a affirmé la chef des verts Elizabeth May. « Nous félicitons le premier ministre Harper d’avoir choisi de protéger cette zone de la mer de Beaufort. »
 
La planification d’une zone protégée dans la mer de Beaufort a débuté en 1999 par des consultations exhaustives et une collaboration étroite entre des groupes tels que la Société régionale inuvialuit, le Conseil Inuvialuit de gestion du gibier, le Comité mixte de gestion de la pêche, le ministère des Pêches et des Océans, les administrations locales ainsi que d’autres intervenants.
 
La Zone de protection marine de Tarium Niryutait, qui s’étend sur 1800 kilomètres carrés, couvre trois régions : Niaqunnaq, Okeevik et Kittigaryuit.
 
« Avec les risques posés à l’ouest de l’Arctique par les changements climatiques, il est impératif de réserver des zones pour protéger la biodiversité, a ajouté Mme May. Les zones protégées contribuent à maintenir la résilience de cette zone naturelle et lui permet de mieux s’adapter aux changements qui surviendront en lien avec le climat. »
 
L’écosystème de la mer de Beaufort est extrêmement riche et diversifié. Le Parti vert est convaincu que la protection de cette vaste région est un pas dans la bonne direction. Le Nord connaît déjà les affres de la pression liée à la mise en valeur des ressources pétrolières, gazières et minières par les grandes sociétés; ces activités, jumelées à d’autres pressions liées à la navigation commerciale, à la pêche et au tourisme, accéléreront la fonte des glaces. Nous devons continuer à créer des zones protégées – sur terre, en mer et sur glace – en partenariat avec les peuples autochtones, afin de préserver un réseau de zones représentatives sur le plan écologique dans les territoires du Nord.

Commentaires additionnels :

« Le Parti vert est scandalisé par la nouvelle fourberie commise par le gouvernement conservateur, qui a pris soin de réserver une partie de l’habitat du béluga de l’Arctique pour des projets d’exploitation des ressources pétrolières et gazières. Les essais sismiques ont des conséquences extrêmement graves pour les cétacés, dont une perte auditive permanente et l’incapacité à s’orienter. On ne peut pas protéger les bélugas et exploiter le gaz et le pétrole dans une même région. Nous demandons au gouvernement Harper d’étendre la portée de la protection offerte aux bélugas en instaurant un moratoire sur l’exploration et l’exploitation pétrolière et gazière dans le golfe du Saint-Laurent. Si nous avions cru un seul instant que le gouvernement violait l’essence même d’une aire marine protégée en excluant une portion de ce territoire pour permettre aux sociétés pétrolières de proliférer dans l’Arctique, nous n’aurions jamais applaudi ce que nous pensions être une mesure de conservation substantielle. »

Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada

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