La liberté d’expression vaut pour tout le monde, disent les Verts
OTTAWA – La liberté d’expression a dû encaisser un coup dur cette semaine lorsque le gouvernement Harper a empêché George Galloway, un député du Parlement britannique, de prendre la parole à Toronto.
« Plusieurs Canadiennes et Canadiens sont en désaccord avec les opinions exprimées par M. Galloway et certains sont d’accord avec lui, mais ces divergences d’opinion ne doivent pas servir de prétexte à limiter son droit à s’exprimer librement au Canada, dans la mesure où il n’outrepasse pas les limites légales au-delà desquelles on parle de propagande haineuse », a déclaré la chef du Parti Vert Elizabeth May. « Affirmer que M. Galloway constitue un risque pour la sécurité nationale simplement parce qu’on est en désaccord avec ses opinions frise le ridicule. »
M. Galloway, qui siège au Parlement britannique pour le parti Respect, un parti de gauche, a critiqué ouvertement les offensives israéliennes contre le peuple palestinien. Il a longtemps critiqué la politique étrangère des États-Unis, d’Israël, de la Grande-Bretagne et du Canada, qu’il juge oppressive et injuste.
« De toute évidence, si vous critiquez les politiques du gouvernement Harper, vous n’êtes plus le bienvenu dans notre pays », a ajouté le porte-parole du Parti Vert en matière d’affaires internationales Eric Walton. « En muselant un détracteur sous prétexte qu’il pose un risque pour la sécurité nationale, le gouvernement Harper est descendu plus bas que jamais. »
Le Parti Vert du Canada appelle de ses vœux le ministre de l’Immigration Jason Kenney à renverser sa décision controversée d’interdire M. Galloway de séjour au Canada, et de prouver qu’il a bien saisi la notion de démocratie qu’il prétend défendre.
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