Il faut consulter les femmes autochtones

OTTAWA -- Les femmes autochtones sont laissées pour compte avec la dernière proposition législative, qui fait très peu pour protéger leurs droits en matière de biens immobiliers matrimoniaux. Le Parti Vert du canada appuie l’Association des femmes autochtones dans son opposition au projet de loi C 8, qui concerne le partage des biens immobiliers sur les réserves des Premières Nations lorsqu’un couple se sépare. Les femmes autochtones réclament des consultations sur toute nouvelle proposition législative qui les concerne.  « Le Parti Vert appuie cette requête. Les femmes autochtones doivent pouvoir participer au processus d’élaboration des politiques en vue de protéger leurs intérêts », a déclaré la Chef des Verts Elizabeth May.

« Essentiellement, le projet de loi C 8 empiète sur la compétence des réserves en imposant une loi par défaut qui force les familles des Premières nations à recourir aux tribunaux provinciaux, sans faire quoi que ce soit pour protéger les femmes et les enfants en cas de séparation », a fait valoir Lorraine Rekmans, porte-parole des Verts en matière d’affaires autochtones.

« L’absence de dispositions fédérales dans la Loi sur les Indiens n’est pas un prétexte pour obliger les tribunaux provinciaux à combler le vide juridique. Les femmes et les enfants autochtones sont très vulnérables lorsqu’il est question de partage des biens immobiliers sur les réserves des Premières Nations. Les femmes ont besoin de solutions concrètes », a martelé Mme May.

« Une législation exhaustive et d’autres démarches pertinentes du point de vue culturel, élaborées en partenariat et en consultation avec les Premières nations, et plus particulièrement les femmes, est la seule approche qui permettra de répondre adéquatement aux besoins des femmes et des enfants », a conclu Mme Rekmans.

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