Selon les verts, le projet de loi sur la libération conditionnelle anticipée est irresponsable

OTTAWA - Le Parti vert est déçu du projet de loi C-53 présenté par le gouvernement ce lundi et demande aux partis de l’opposition de voter contre le programme des conservateurs en matière de criminalité.

« Les partis de l’opposition à la Chambre ne font rien pendant que le gouvernement conservateur change brutalement nos lois en matière de justice pénale », a déclaré Elizabeth May, la chef du Parti vert. « Il devient de plus en plus apparent que seul le Parti vert du Canada possède un plan factuel pour combattre la criminalité dans ce pays. »

Le Parti vert demande une politique publique fondée sur des preuves solides et une gestion budgétaire prudente. Il fait référence aux rapports indiquant que l’augmentation du taux d’incarcération et la longueur des peines ne mènent pas nécessairement à une amélioration de la sécurité publique, mais plutôt à une augmentation des dépenses dans les établissements correctionnels.

« Actuellement, beaucoup de contrevenants libérés reçoivent peu ou pas de soutien communautaire, et le projet de loi C-53 fera en sorte que plus de libérations seront effectuées sans supervision. Il est temps pour le gouvernement fédéral de garantir un financement stable et à long terme aux programmes rendant les contrevenants responsables de leur comportement après leur libération », a expliqué Jared Giesbrecht, porte-parole du Parti vert en matière de justice. « Il a été prouvé que la supervision et le soutien postcarcératoire constituent les méthodes les plus efficaces et les plus prudentes en matière de finances pour aider les contrevenants à ne pas retourner dans le cycle de la criminalité. »

« La véritable transformation de notre système correctionnel proviendra de politiques publiques conçues pour implanter une culture de respect des droits de la personne tout en améliorant la capacité des communautés à rendre les contrevenants responsables », a indiqué Monsieur Giesbrecht.

Le Parti vert s’engage à :

Augmenter le financement des programmes de justice réparatrice pour les délinquants ayant commis une première infraction sans violence dans lesquels l’auteur du préjudice doit faire réparation à la victime et à la collectivité.

Appuyer un système efficace de libération progressive et supervisée dans la collectivité pour réduire de façon considérable le risque de récidive.

Travailler avec les provinces pour garantir un financement stable aux organismes offrant du soutien aux personnes qui ont été victimes de crimes violents.

Mettre l’accent sur l’éducation et le travail significatif des contrevenants pour qu’ils paient, au moins en partie, les coûts de leur crime et de leur séjour en prison et pour qu’ils se préparent à réintégrer la société après leur libération.

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Debra Eindiguer
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