Trahison à Copenhague!

COPENHAGUE -- L’accord de principe annoncé avec fanfare à la 15e Conférence des parties de Copenhague n’est pas celui dont nous avions besoin, a dénoncé le Parti vert du Canada. Avec des mises en garde claires de la communauté scientifique selon lesquelles les émissions de gaz à effet de serre devront atteindre leur sommet et commencer à décroître d’ici 2015, au plus tard, les chefs d’État réunis à Copenhague ont signé un compromis qui n’aurait jamais dû voir le jour.

« C’est l’accord dont les politiciens avaient besoin pour sauver leur réputation, et non pas celui dont avait besoin la planète pour sauver des vies », a dénoncé la chef des verts Elizabeth May. « Le pire dans toute cette histoire est qu’il sera revu en 2016. Un peu plus tôt aujourd’hui, une ébauche appelait les chefs d’État à poursuivre leurs efforts sur les points urgents dans 6 à 12 mois. L’élimination de ce calendrier est un compromis énorme et inacceptable. Ce soi-disant "succès" risque de mettre en péril notre civilisation. »

Après un examen des effets cumulatifs des engagements pris dans le cadre de la CdP15, l’ONU a découvert qu’ils laissaient le champ libre à une hausse mondiale des températures moyennes bien au-delà du point de basculement.

« Il semblerait que ce succès sur papier ait été accepté uniquement pour aider le président Obama à renforcer la position de son administration aux États‑Unis. Il ne reste plus qu’à espérer que lorsque le projet de loi Waxman‑Markey sur les soins de santé aura été adopté, les négociations pour un véritable accord commenceront. Les verts du monde entier, qu’ils soient députés ou non, continueront à faire pression pour l’obtention d’un véritable accord. »

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Debra Eindiguer
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