Fondements du plan économique vert

Réduisons le gaspillage : améliorons nos vies

Les verts sont bien déterminés à améliorer notre bien-être collectif. Les verts reconnaissent que nous avons besoin de nouveaux indicateurs pour établir l’état de santé et de bien-être de notre société. Les verts savent que la notion de croissance économique sans fin est une illusion extrêmement dangereuse. Nous pouvons faire bien plus avec bien moins. Le principe directeur fondamental de la stratégie économique verte consiste à améliorer le bien-être en éliminant le gaspillage. Le gaspillage est solidement ancré dans notre société. Nous gaspillons des matières premières, nous gaspillons l’eau et nous gaspillons l’énergie. En fait, plus de la moitié de toute l’énergie utilisée par les Canadiens est gaspillée. La politique économique du Parti vert vise à améliorer l’efficacité des ressources et l’utilisation de l’énergie d’un facteur de quatre.

Dans leur livre fondamental, Facteur quatre, Ernst von Weizsacker, Amory B. Lovins et L. Hunter
Lovins concluent comme suit :

« La quantité de richesse extraite d’une unité de ressources naturelles peut quadrupler. En d’autres termes, nous avons les capacités de faire deux fois mieux avec deux fois moins. »

Les ouvrages dans ce domaine abondent et sont appuyés par d’innombrables faits. Les améliorations liées à la productivité du travail ont soutenu la période de croissance économique qui a suivi la Seconde Guerre mondiale. Nous devons à présent répéter cet exercice afin d’améliorer la productivité des ressources et l’utilisation de l’énergie.

Redressement des prix

Pour y arriver, les distorsions de l’économie de marché, créées à défaut de ne pas avoir su internaliser les effets externes, doivent être éliminées. Autrement dit, nous devons redresser les prix. Le mécanisme d’intervention politique le plus important permettant de faire progresser ou de retarder la durabilité économique est le cadre financier.

Notre plan financier est simple : utiliser le régime fiscal en vue d’atteindre les objectifs sociaux et écologiques. Redresser les prix. Laisser les sociétés libres de faire des affaires, tout en transmettant des signaux clairs sur les objectifs environnementaux et sociaux.

Lengagement du Parti vert au niveau de l’allègement du fardeau fiscal permettra de :

  • Réduire les impôts, y compris en éliminant la pratique qui consiste à appliquer une surtaxe aux couples mariés;
  • Réduire les charges sociales;
  • Instaurer une taxe sur les émissions carboniques pour transmettre des signaux économiques clairs qui signifient qu’il y a un prix à payer pour le gaspillage d’énergie et de ressources.


Un éditorial paru dans l’édition du 9 septembre 2006 de l’hebdomadaire The Economist
rapportait ceci :

« Idéalement, les politiciens opteraient pour la taxe sur les émissions carboniques
la plus efficace, ce qui supposerait un prix suffisamment stable que les producteurs
pourraient incorporer à leurs plans d’investissement. » [Traduction]

En outre, les verts élimineront les grosses subventions et contributions versées aux sociétés.

Il est absurde de verser des subventions aux sociétés les plus riches de la planète pour l'exploitation du produit le plus profitable au monde – un baril de pétrole. Ces subventions doivent être éliminées. Il est logique de réduire les impôts sur les choses que nous voulons, comme le revenu et l'emploi, tout en augmentant les taxes sur les choses que nous ne voulons pas, soit les émissions de gaz à effet de serre et la pollution à l'origine du smog.

Les sociétés canadiennes veulent deux choses de leur gouvernement : des politiques prévisibles et des politiques cohérentes. Le gouvernement vert veillera à la clarté des règles, à l’égalité des chances et à la transparence du processus de prise de décision.

Principaux objectifs sociaux :

  • Faire en sorte que les Canadiennes et les Canadiens puissent passer plus de temps avec leurs amis, leur famille et leur collectivité.
  • Transmettre les bons signaux de prix à l’économie. L’ère de l’énergie bon marché et abondante est désormais révolue. Une taxe sur les émissions carboniques transmettra ce signal et permettra de générer les recettes nécessaires pour réduire les impôts, instaurer le partage du revenu et réduire le fardeau fiscal des petites entreprises.
  • Éliminer les subventions pernicieuses versées aux sociétés. À bas les sociétés parasites. Fini les « prêts » non remboursés aux organismes subventionnaires gouvernementaux.