Les enclos salmonicoles n’ont rien de biologique
OTTAWA – Les enclos salmonicoles ouverts n’ont rien de biologique et le projet de normes sur l’aquaculture biologique qui suggère le contraire devra faire l’objet d’un examen approfondi, a fait valoir le Parti vert du canada. Le projet de normes sur l’aquaculture biologique annoncé la semaine dernière par un comité de l’Office des normes générales du Canada ne contient pas les modifications et les améliorations nécessaires pour rendre les pratiques d’aquaculture véritablement écologiques.
Le programme du Parti vert est axé sur la durabilité à long terme dans le domaine de la gestion des pêches côtières par le biais de méthodes de capture respectueuses des contraintes écologiques et de pratiques de gestion qui valorisent la pêche sauvage. Les piscifactures de saumon faisant usage de parcs en filet ne cadrent pas avec ce modèle de durabilité et le Parti vert recommande l’élimination graduelle des piscifactures existantes sur les dix prochaines années.
« Les pratiques actuelles associées aux enclos salmonicoles sont truffées de problèmes, dont la transmission de maladies et de parasites au saumon sauvage, l’utilisation de poissons sauvages dans l’alimentation du poisson d’élevage, la dispersion de tonnes de déchets solides et de nutriments dans les eaux environnantes et l’utilisation problématique des antibiotiques dans le poisson d’élevage. Toutes ces questions auraient dû être abordées dans les normes provisoires », a souligné Janice Harvey, porte-parole des verts en matière de pêches.
« Le grand public tient pour acquis que l'allégation “biologique” apparaissant sur un produit signifie que l’environnement a été protégé pendant la production d’un produit alimentaire. Il est faux et trompeur d’alléguer que le saumon d’élevage produit dans des parcs en filet est “biologique” et cela nuit à l’effort visant à transformer l’aquaculture en une industrie durable », a ajouté Mme Harvey.
« Étant donné le tollé public soulevé par les enclos salmonicoles en filet ouvert, il est surprenant et déconcertant de voir que ces piscifactures pourraient porter l’allégation “biologique” », a dénoncé la chef des verts, Elizabeth May. « Les nouvelles normes doivent faire en sorte que l’aquaculture ne nuise pas à la pêche sauvage et à l’environnement marin. »
L’Office des normes générales du Canada a lancé un examen public de 60 jours lors duquel il recueillera les commentaires du public sur le projet de normes sur l’aquaculture biologique. La période d’examen prendra fin le 30 août 2010. Le projet de normes est accessible au lien suivant : http://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/cgsb/prgsrv/stdsdev/nsa/pubrevdoc/pubrevdoc-f.html
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Debra Eindiguer
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