Le virage fiscal vert protégera les Canadiennes et les Canadiens contre les flambées du prix de l’essence, dit le Parti Vert
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14 Juin 2007 - 10:39pm
OTTAWA – Le Pati Vert du Canada émettait aujourd’hui une mise en garde contre la hausse soutenue du prix de l’essence que connaîtra le Canada à moins que le gouvernement fédéral ne prenne des mesures immédiates pour protéger les Canadiennes et les Canadiens contre le tribut financier qu’il devront payer pour les baisses de production de pétrole à une époque où la demande internationale connaît une augmentation sans précédent.
« La flambée actuelle des coûts du carburant de transport n’est qu’un début », déclarait aujourd’hui Elizabeth May, chef du Parti Vert. « Ça sera encore pire si, comme le premier ministre Harper, nous acceptons qu’il n’y a rien à faire parce que les hausses de prix sont attribuables au déséquilibre entre l’offre et la demande internationale de pétrole. »
Le plan sur le changement climatique publié denièrement par le Parti Vert -- le Plan climatique du Parti Vert : une nouvelle révolution énergétique pour prévenir une catastrophe planétaire -- établit une stratégie détaillée pour stabiliser les coûts de transport et protéger le revenu disponible des particuliers tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique.
Ce plan économique vert complet et intégré maximise le rendement énergétique des véhicules, élargit de manière importante les solutions de transport en commun, propose des pratiques agricoles et de planification urbaine intelligentes et durables du point de vue écologique, soutien le développement de sources d’énergie renouvelables et favorise des mesures agressives de conservation de l’énergie.
Le principal levier stratégique du plan est le virage fiscal vert, qui réduit l’impôt sur le revenu et les charges sociales et instaure une taxe variable sur les émissions de carbone liées aux différents types de carburant. Le virage fiscal vert est sans incidence sur les recettes du gouvernement, c.-à-d. qu’il n’y aurait aucun gain net dans les coffres du gouvernement puisque l’impôt des particuliers et les charges sociales seraient réduites d’un montant équivalent aux recettes produites par la taxe sur les émissions de carbone.
Les employeurs et les travaileurs canadiens paieraient davantage pour l’énergie, mais ces hausses seraient compensés par des réductions équivalentes au niveau des charges sociales et de l’impôt sur le revenu. Les Canadiennes et les Canadiens à plus faible revenu, qui ne paient aucun impôt, recevraient un remboursement de la taxe sur les émissions de carbone similaire au remboursement de la TPS.
Selon le porte-parole du Parti Vert en matière d’industrie et d’entreprenariat, Eric Walton, en augmentant progressivement le coût de l’énergie à des stades préétablis, la taxe sur les émissions de carbone entraînerait des innovations technologiques rapides, la conversion des parcs de véhicules, l’élaboration par le gouvernement d’une réglementation adéquate, et des modifications au niveau du transport personnel, qui à leur tour entraîneraient des réductions au niveau de la consommation d’énergie.
« Au fil du temps, cela réduirait la demande et protégerait les Canadiennes et les Canadiens contre les flambées incontrôlées des prix de l’essence en réduisant le pourcentage du budget personnel ou familial consacré aux déplacements », affirmait M. Walton. « C’est une stratégie gagnant-gagnant qui protége à la fois l’environnement et le revenu disponible des Canadiennes et des Canadiens par le biais du virage fiscal vert. »
« Le maintient du status quo continue quant à lui à causer des dommages à l’atmosphère et n’offre aucune réduction d’impôt ou de charges sociales; c’est une proposition perdant-perdant. »