Le Parti Vert participera à l’enquête citoyenne sur le cycle de l’uranium
OTTAWA – Le Parti Vert prendra part à la Commission d’enquête citoyenne sur les impacts du cycle de l’uranium, commanditée par la Community Coalition Against Mining Uranium (CCAMU), lors des audiences qui se tiendront à Ottawa en avril prochain. Après s’être fortement opposé l’automne dernier à l’extraction de l’uranium dans l’est de l’Ontario, la Coalition a lancé une enquête citoyenne lorsqu’il est devenu évident que le gouvernement de l’Ontario ne prenait pas au sérieux la protection de la santé humaine et de la salubrité de l’environnement en permettant aux projets d’exploitation de l’uranium d’aller de l’avant.
« Nous sommes impatients de participer à cette enquête. Le Parti Vert insiste depuis longtemps pour que le Canada instaure un moratoire sur l’extraction et le raffinage de l’uranium », a déclaré la chef du Parti Vert Elizabeth May. « Les mines d’uranium et l’énergie nucléaire sont mauvaises pour l’environnement, ne sont pas une solution à la crise climatique et sont inextricablement liées à la prolifération des armes nucléaires. L’uranium doit demeurer enfoui, et nous appuyons sans réserve les efforts déployés par la Coalition et d’autres groupes aux vues similaires pour l’atteinte de cet objectif. »
Comme la Coalition, le Parti Vert trouve très inquiétante la prospection uranifère entreprise l’an dernier dans l’est de l’Ontario, dans l’ouest du Québec et dans d’autres régions canadiennes. Les mines d’uranium ont des effets néfastes graves sur la santé humaine et l'environnement au Canada, et constituent notamment un risque grave pour l’écosystème environnant, la santé des mineurs et la santé des populations voisines de ces mines. Fait préoccupant, deux importants réseaux hydrographiques voisins du site de l’est de l’Ontario sont situés directement en amont d’Ottawa.
Onze conseils municipaux, dont ceux de Kingston et d’Ottawa, deux comtés de l’est de l’Ontario, de nombreuses associations, deux collectivités des Premières nations affectées par un des projets, de nombreux organismes à but non lucratif et des milliers de résidentes et de résidents de l’Ontario et d’un peu partout dans le monde ont supplié la province de l’Ontario d’imposer un moratoire sur l’exploration et l’extraction de l’uranium.
Le gouvernement McGuinty n’ayant pas réagi, Greenpeace, l’Association canadienne des médecins pour l'environnement, la Fondation David Suzuki, le Regroupement pour la surveillance du nucléaire, Mines Alerte Canada, Students Against Climate Change, La Voix des femmes et le Sierra Club du Canada ont annoncé l’ouverture d’une enquête citoyenne le 13 décembre 2007. L’enquête tiendra des audiences publiques à Sharbot Lake, Kingston, Peterborough et Ottawa en avril.