La nomination de Christian Paradis soulève de nouvelles inquiétudes au sujet de l’amiante : les Verts

OTTAWA – Le Parti Vert a fait part de ses préoccupations aujourd’hui suite à la nomination de Christian Paradis au ministère des Travaux publics. M. Paradis a déjà milité en faveur de l’utilisation de l’amiante et il a été président de la Chambre de commerce et de l'industrie de l'Amiante et secrétaire du Club d'administration du Canada (chapitre Amiante).

« Le fait que M. Paradis appuie "l’utilisation sans risque" de l’amiante blanc depuis longtemps est très inquiétant », a dit la chef du Parti Vert Elizabeth May. « La majorité des Canadiennes et des Canadiens ignorent que l’amiante est encore légalement utilisé au Canada, même si utiliser de l’amiante "sans risque" équivaut à boire de l’antigel en toute sécurité – c’est impossible. Le fait que la nomination de M. Paradis pourrait entraîner une hausse du contenu de l’amiante dans les nouveaux édifices publics inquiète beaucoup le Parti Vert. M. Paradis s’engagera-t-il à éliminer toute l’amiante des projets publics ou augmentera-t-il son contenu dans les nouvelles constructions?

On a surnommé l’amiante le « cancérogène par excellence », et aucun niveau d’exposition ne peut éliminer le risque de développer l’amiantose, le cancer du poumon ou le mésothéliome. Quiconque fréquente un édifice public y est exposé, y compris le personnel de bureau, les jeunes qui fréquentent les écoles et les personnes hospitalisées. Les personnes embauchées pour rénover, maintenir et nettoyer les édifices publics sont celles qui courent le plus grand risque.

« Selon la Commission des accidents du travail, près du tiers des décès qui surviennent en milieu de travail sont attribuables à l’exposition à l’amiante », a ajouté Mme May. « C’est pourquoi presque tous les syndicats du pays s’opposent à l’utilisation de l’amiante. L’exposition à l’amiante constitue un grave danger pour la santé des travailleuses et des travailleurs.

« Le Parti Vert réclame depuis longtemps l’interdiction de l’amiante au Canada, l’enlèvement sécuritaire de l’amiante des édifices existants et la fin de l’exploitation et de l’exportation de l’amiante, ainsi qu’une stratégie de transition équitable pour les travailleuses et les travailleurs de l’industrie de l’amiante. Le fait que le gouvernement fédéral continue à verser des subventions à l’industrie de l’amiante et à financer ses associations industrielles est une honte. »

Mme May déplore par ailleurs les démarches entreprises par le Canada pour bloquer une convention onusienne qui placerait l’amiante blanc sur la liste des substances les plus toxiques au monde.