Il est temps d'accueillir les Canadiens déçus, dit le Parti Vert
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4 Mars 2007 - 8:36pm
OTTAWA - Le fait qu'une disposition archaïque de la Loi sur la citoyenneté continue à exister pourrait entraîner le refus de la citoyenneté pour des milliers de Canadiennes et de Canadiens et créer une impasse bureaucratique menaçant d'entraîner des retards aux frontières et la réduction de la productivité, a dit aujourd'hui Elizabeth May, chef du Parti Vert du Canada.
Mme May réagissait à l'accumulation de témoignages au Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration de la Chambre des communes voulant que de nombreuses Canadiennes et de nombreux Canadiens nés en dehors du pays aient vu leur citoyenneté canadienne révoquée faute d'avoir déposé les documents requis.
« Détenir la citoyenneté canadienne est un honneur », a dit Mme May. « Il est inadmissible que des Canadiennes et des Canadiens perdent leur droit à la citoyenneté, garanti par la Charte canadienne des droits et libertés, pour avoir omis de remplir un simple formulaire. C'est intolérable. »
Elle a par ailleurs ajouté que le Comité avait reçu le témoignage de résidents canadiens de longue date qui ne savaient même pas que leur citoyenneté avait été révoquée jusqu'à ce qu'ils présentent une demande de passeport en vue de voyager aux États-Unis.
Les Canadiennes et les Canadiens déchus, comme on les appelle, sont apatrides à cause d'une vague disposition de la Loi sur la citoyenneté canadienne qui fut en vigueur de 1947 à 1977. En février 1977, la Loi sur la citoyenneté remplaça la Loi sur la citoyenneté canadienne, mais les obstacles administratifs ont force de loi encore aujourd'hui.
La Loi touche notamment les Canadiennes et les Canadiens suivants :
- Les épouses de guerre et leurs enfants établis au Canada après la Seconde Guerre Mondiale;
- Les « bébés frontaliers » nés dans un centre hospitalier américain parce que la distance de leur résidence était plus courte que celle vers un hôpital Canadien;
- Les enfants de parents ayant déménagé aux États-Unis pour leur travail et les enfants nés de parents canadiens stationnés à l'étranger ou vivant dans des communautés religieuses en dehors du Canada.