Plan du Parti Vert pour la relance de l’économie

Synopsis

La crise économique actuelle et le ralentissement économique connexe soulèvent de profondes inquiétudes. Quoi qu'il en soit, c’est également l’occasion, comme ça l’est toujours en période de crise, de laisser le champ libre à l’innovation et à la création. Il est évident que nous ne devons pas laisser des bulles spéculatives menacer la véritable nature de notre économie. Les vrais emplois qui bâtissent la réalité canadienne doivent avoir préséance sur les activités économiques spéculatives à court terme, largement imaginaires, telles que les fonds de couverture spéculatifs et les opérations pyramidales. Une politique du « fait au Canada » doit s’appliquer à toutes les acquisitions du gouvernement – équipement militaire, navires de la Garde côtière, etc. L’exportation des contrats gouvernementaux outre-mer ou chez nos voisins du Sud est inacceptable alors que des milliers d’emplois se perdent chez nous, au Canada.

Les gouvernements du monde entier conviennent désormais que les politiques destinées à équilibrer leurs budgets ne feront qu’exacerber et prolonger la crise économique. Ainsi, de nombreux pays ont prévu enregistrer des déficits et accroître les dépenses publiques. Le Canada doit aussi adopter cette nouvelle vision, certes, mais il doit prendre garde à ne pas enregistrer des déficits structurels qui, à long terme, ne peuvent qu’affaiblir le Canada.

Le plan de relance économique doit respecter les lignes directrices du Fonds monétaire international qui prévoient une injection de 2 % du PIB pour stimuler une économie au ralenti. Le nouveau climat économique ne doit pas servir d’excuse pour la prise de mesures idéologiques telles que celles mises de l’avant dans l’Énoncé économique du mois de novembre, ni à édulcorer inutilement la réglementation et les dispositions législatives environnementales canadiennes.

Le Canada prévoit connaître une grande partie de ce qui se trouvera dans le plan de relance de l’économie du nouveau président des États-Unis Barack Obama. Son appel pour un « New Deal vert » a été appuyé par le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon. Un tel programme fera plus qu'aider financièrement les industries au bord de la faillite et dilapider l'argent public pour régler tous les problèmes. Le « New Deal vert » stimulera l’activité économique tout en faisant passer l'économie à un mode plus durable.

Les dépenses gouvernementales prévues dans le Plan vert pour la relance de l’économie constituent un investissement dans l’avenir du Canada. Chaque dollar dépensé doit profiter aux Canadiennes et aux Canadiens aujourd’hui et demain. Notre plan vert pour l’économie permettra de créer de nouveaux emplois durables, d’améliorer la santé et la qualité de vie des générations futures, et de contribuer à la création d’une économie capable de résister aux nombreux soubresauts et sautes d’humeur des marchés.

Critères directeurs du Plan de relance économique du Parti Vert du Canada :

  1. Créer de nouveaux emplois et stimuler l’économie partout au Canada, en accordant une attention particulière aux économies locales et régionales;
  2. Profiter de l’occasion pour bâtir des infrastructures durables;
  3. Investir dans la production d’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique et contribuer à réorienter notre économie vers un avenir à faibles émissions de carbone;
  4. Élargir le filet de sécurité sociale du Canada et octroyer des allégements fiscaux.

Plan du Parti Vert pour la relance de l’économie

Une occasion à saisir

La crise économique qui a débuté aux États-Unis s’est finalement répandue dans la plupart des pays du globe, y compris le Canada. Les économistes affirment qu’il est possible que cette crise fasse sentir ses effets pendant au moins les 3 à 5 prochaines années, et peut-être davantage si nous ne réagissons pas rapidement et intelligemment. Nous devons faire face à un défi de taille; cependant, tout grand défi présente également de grandes possibilités.

Le Parti Vert croit que la crise économique est l’occasion pour le Canada de passer d’un modèle économique fondé sur l’exploitation non durable de nos ressources à un modèle durable et solide basé sur la conservation et les ressources renouvelables. Ce changement ferait, entre autres, progresser l’intérêt commun et assurerait une qualité de vie pour toutes les Canadiennes et tous les Canadiens. Le Canada peut relever ce défi en investissant dans des solutions novatrices faisant partie d’une vision d’ensemble de notre pays – une vision ancrée dans les valeurs canadiennes. Un processus responsable de budgétisation, des investissements axés sur l’avenir et la prise en compte des personnes moins favorisées de notre société sont les principes qui guident notre planification économique.

Par conséquent, avec l’adoption du Plan vert pour la relance de l’économie, les dépenses publiques seraient des investissements dans l’avenir du Canada. Chaque dollar dépensé doit profiter aux Canadiennes et aux Canadiens dès maintenant et pour les années à venir. Ce plan économique vert permettrait de créer de nouveaux emplois durables, d’améliorer la santé et la qualité de vie des générations futures, et de contribuer à la création d’une économie capable de résister aux nombreux soubresauts et sautes d’humeur des marchés.

Investir avec sagesse

Bien que le gouvernement conservateur ait pu compter sur un surplus lorsqu'il est arrivé au pouvoir, il a réussi à créer un déficit dans un très court laps de temps. Ce gouvernement a ramené le Canada en situation de déficit par une augmentation irresponsable des dépenses publiques et des réductions d’impôts inefficaces dans une tentative de faire des gains partisans.

Le Canada mérite un gouvernement plus responsable. Il a le droit de pouvoir compter sur des dirigeants qui élaborent des plans pour l’avenir et qui ajustent leur budget en conséquence. Tout comme le Parti Vert croit qu’il est nécessaire de vivre à l'intérieur de nos limites écologiques, nous croyons que le gouvernement doit gérer les finances publiques en respectant un certain cadre.

Le Parti Vert œuvre en faveur de l’équilibre du budget fédéral, mais nous comprenons également que la situation économique actuelle nécessite des investissements immédiats. Toutefois, nous nous engageons à nous abstenir de participer à des mesures d'aide financière massives destinées aux industries et nous nous opposons à la prise de mesures draconiennes qui exigerait une importante intervention dans l’économie et une déréglementation généralisée.

Le Parti Vert réduirait le gaspillage public, augmenterait l’efficacité et offrirait des allégements fiscaux. Il s’assurerait également que chaque dollar investi aujourd'hui crée des emplois, contribue à diversifier l'économie canadienne et protège notre richesse commune : l'environnement. Le plan économique du Parti Vert assurerait une meilleure qualité de vie pour toutes les Canadiennes et tous les Canadiens.

Coûts et avantages

Le Canada ne peut pas se permettre de continuer à distribuer des subventions aux entreprises tout en épuisant ses ressources. Il est maintenant temps d’investir pour rebâtir les ressources et l'industrie d'une façon qui mènera à l’établissement d’une économie solide.

Les dépenses du Canada visant à stimuler l’économie devraient correspondre aux recommandations du Fonds monétaire international (FMI), de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), du Groupe des Vingt (G-20) et des pays membres de la Coopération économique de la zone Asie-Pacifique (APEC), à savoir que les gouvernements peuvent investir l’équivalent de 2 % de leur PIB pour relancer l'économie en perte de vitesse.

Un plan judicieux pour relancer l’économie devrait avoir pour résultat des avantages à long terme et le progrès du Canada vers un avenir où il y aurait diminution de la présence du carbone dans l’atmosphère. Il devrait contribuer à assainir notre environnement dégradé pour améliorer les possibilités des générations futures et assurer à ces dernières l’accès aux ressources dont elles auront besoin pour surmonter les défis auxquels elles devront faire face. Il devrait également permettre d’améliorer la qualité de vie de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens et aider à corriger les iniquités que vivent les peuples des Premières nations.

Ce que FERA le plan économique du Parti Vert :

  1. Créer des emplois dans une nouvelle économie durable, ce qui assurera la prospérité de l’économie tant à l’échelle locale que régionale, et ce, partout au Canada.
  2. Mettre sur pied des infrastructures durables axées sur un avenir à faibles émissions de carbone.
  3. Investir dans la production d’énergie renouvelable et mettre en œuvre un plan canadien d’efficacité énergétique.
  4. Promouvoir l’éducation et la technologie pour l’établissement d’une nouvelle économie.
  5. Élargir le filet de sécurité sociale du Canada pour aider les personnes se trouvant le plus dans le besoin.
  6. Réduire les impôts pour rétablir la situation d’iniquité.


Ce que NE FERA PAS le plan économique du Parti Vert :

  1. Aider à sortir du pétrin les industries au bord de la faillite.
  2. Dépendre principalement d’activités favorisant l’épuisement des ressources naturelles du Canada.
  3. Construire d’autres routes.
  4. Développer l’exploitation des sables bitumineux ou du gazoduc Mackenzie.
  5. Continuer à distribuer des subventions aux entreprises des secteurs du pétrole, du gaz naturel et du nucléaire.
  6. Utiliser le financement déficitaire pour favoriser l’ancrage d’une économie dépassée.

1.  Créer des emplois dans une nouvelle économie durable.

Le plan actuel du Canada est de mettre en œuvre un programme visant à stimuler l’économie dans l’immédiat qui créera des emplois pour compenser les pertes constantes subies dans l’économie traditionnelle. Pour ce faire, nous devrions mettre en application de nombreux petits programmes et projets qui seraient offerts au niveau des communautés locales et qui pourraient commencer dans les prochains mois pour atteindre leur vitesse de croisière d’ici l’été qui vient.

Le Parti Vert prendra les mesures suivantes :


1.1 Soutenir les petites et moyennes entreprises

Instaurer un « fonds de capital-risque écologique pour les petites collectivités » financé par le gouvernement fédéral afin de soutenir un démarrage viable d’entreprises vertes au niveau local.

1.2 Augmenter la participation des Premières nations à l’économie du Canada
Faciliter la participation des Premières nations comme partenaires de projet pour créer des avantages économiques durables et à long terme basés sur des consultations et des compromis véritables.

1.3 Investir dans la foresterie nouvelle

L’industrie forestière est l'un des plus importants employeurs au Canada. Elle est présente dans plus de 300 communautés et fournit près de 900 000 emplois directs et indirects partout au pays.

Le Canada doit faire des dépenses intelligentes et mettre en œuvre des politiques économiques décisives si nous voulons nous assurer que notre industrie forestière est en mesure de tirer parti des investissements qu’elle a déjà engagés – modernisation des usines, diversification des marchés et écologisation des produits.

Élargir le programme de travail partagé de l’assurance-emploi et prolonger les prestations d’assurance-emploi pour les chômeurs saisonniers.
Réformer les structures fiscales fédérales pour assurer des industries à valeur ajoutée compétitives.

1.4 Investir en agriculture et dans les économies alimentaires locales

  • L’agriculture et les économies alimentaires locales sont essentielles pour assurer la sécurité alimentaire du Canada. En raison des préoccupations grandissantes au sujet de l’instabilité économique et climatique, il est essentiel d’avoir en réserve des ressources nationales sûres d’approvisionnement alimentaire. Les exploitations agricoles familiales de petite ou de moyenne dimension constituent le système de production alimentaire le plus sûr, le plus économique et offrant la meilleure qualité qui soit. Selon un rapport publié en 2006 par l’Université d’Essex, l’agriculture biologique au Royaume-Uni fournit 32 % plus d’emplois par ferme que les exploitations agricoles non biologiques comparables. Fait intéressant, selon ce même rapport, le plus haut taux d’emploi observé dans une ferme biologique n'aurait pas pu être reproduit dans les exploitations agricoles non biologiques, et ce, même au moyen d'initiatives comme la commercialisation locale. Contrairement à cela, la majorité (81 %) des emplois sur les fermes biologiques avait été créée par la production d’aliments biologiques elle-même. Ce rapport estime que 93 000 nouveaux emplois seraient créés si toutes les exploitations agricoles du Royaume Uni étaient converties à la production d’aliments biologiques.
  • Investir 500 millions de dollars dans un fonds destiné à inciter les agriculteurs à passer à l’agriculture biologique (qui sera financé par l’élimination de l’exemption de TPS sur l’achat de pesticides pour l’agriculture).
  • Investir 50 millions de dollars pour les marchés de producteurs locaux.
  • Offrir de l’aide aux exploitations agricoles familiales de sorte qu’elles puissent approvisionner les chaînes de supermarchés grâce à des entreprises ou à des coopératives de soutien qui offriront l’entreposage, la réfrigération, l’emballage, le marketing et la vente pour permettre aux petites fermes de rivaliser avec les grandes exploitations agricoles.
  • Concentrer les recherches soutenues par le gouvernement sur la viabilité de la commercialisation de la production d’aliments biologiques, plutôt que sur les biotechnologies, les recherches énergivores et les exploitations agricoles en mesure de se développer.
  • Investir dans la pêche sauvage et la remise en valeur à grande échelle de l’habitat des poissons et des rivières de frai.


1.5 Investir dans l’industrie manufacturière

Notre génération a le potentiel pour tirer parti de la plus importante occasion d’affaires de toute l’histoire de l’humanité : le passage à une économie à faibles émissions de carbone. Que ce soit grâce à l’augmentation des prix de l’énergie, la diminution des réserves de pétrole ou la crise climatique, le pays qui aura mobilisé des ressources pour créer et commercialiser des produits à faibles émissions de carbone survivra aux chocs des prix et aura une économie florissante. Le Canada peut devenir ce pays.

Nous pouvons diversifier notre économie grâce à l’augmentation de la fabrication de produits à valeur ajoutée. Nous pouvons augmenter nos capacités pour concurrencer sur les marchés mondiaux. Nous pouvons faire en sorte que notre économie soit la première au monde. Le Parti Vert stimulera l’industrie manufacturière canadienne par le biais des mesures suivantes :

  • Affecter le milliard de dollars accordé en aide financière à l’industrie automobile pour rééquiper une ou plusieurs usines de montage sur le point de fermer afin d’en faire des usines fabriquant des véhicules hybrides, électriques ou produisant peu d’émissions.
  • Faire en sorte de tirer parti de l’établissement au Canada d’usines fabriquant des cellules photovoltaïques, des dispositifs de chauffage solaire de l’eau et des éoliennes.
  • Soutenir de nouveaux investissements de capitaux dans la mise à jour d’équipement de production manufacturière, la réduction des déchets, la production de biocombustibles à partir de résidus de bois et le passage de l’industrie forestière à un type d’industrie moderne à valeur ajoutée, ce qui permettrait d’éviter de se concentrer sur les produits de faible valeur et l’exportation de grumes.


1.6  Arts et Culture

Les arts et la culture ont un multiplicateur économique très élevé en ce qui a trait à leur contribution à l’économie et aux emplois créés. Ce domaine nous apporte également une réflexion sur notre identité et notre rôle dans le monde.

Déjà en 2003-2004, avec un investissement de 7,7 milliards de dollars provenant de trois ordres de gouvernement, le secteur des arts et de la culture a employé directement 600 000 personnes et a généré 40 milliards de dollars dans l’économie canadienne. De plus, l’exportation des produits culturels canadiens a augmenté de 80 % de 1996 à 2005. Ce secteur a obtenu des recettes de 2,4 milliards de dollars, en plus de présenter un grand potentiel de croissance.

Le Parti Vert prendra les mesures suivantes :

  • Augmenter les fonds versés à tous les organismes canadiens voués aux arts et à la culture, dont le Conseil des Arts du Canada, Téléfilm Canada, des orchestres, des théâtres et des éditeurs. Le but sera d’augmenter les fonds accordés à ce secteur de façon correspondante à l’aide versée au cours des dernières années à d’autres secteurs de l’économie comme l’industrie automobile, les soins de santé et l'industrie pétrolière et gazière.
  • Augmenter le financement à 300 millions de dollars pour les festivals culturels, les programmes liés aux arts et les programmes de sport amateur supervisés pour les jeunes débutant à l’été 2009 dans le but d’employer des gens du secteur des arts et de la culture.


2.  Mettre sur pied des infrastructures durables axées sur un avenir à faibles émissions de carbone.

Les infrastructures du Canada requièrent notre attention de toute urgence si nous voulons réduire les émissions de gaz à effet de serre, garantir l’accès aux services publics, protéger nos ressources hydriques et désengorger nos autoroutes encombrées et dangereuses en améliorant les solutions de rechange au transport routier. Par conséquent, le Parti Vert collaborera avec ses partenaires provinciaux et territoriaux pour accorder la priorité immédiate aux investissements dans l’infrastructure dans l’ensemble du pays.

Le Parti Vert prévoit prendre les mesures suivantes :

  • S’attaquer à la crise qui sévit actuellement au niveau des infrastructures dans les collectivités des Premières nations, en accordant une attention particulière au logement et aux systèmes de gestion des eaux dans le cadre de l’Accord de Kelowna.
  • Favoriser la participation des Premières nations comme partenaires dans des projets conçus pour produire des retombées économiques durables et à long terme, basés sur des consultations engagées de bonne foi et des accommodements véritables.
  • Modifier la politique fiscale canadienne afin de créer un nouveau fonds garanti à long terme pour financer les infrastructures municipales qui permette aux municipalités d’émettre des obligations municipales de régime enregistré d'épargne-retraite (REER) qui pourront être déposés dans un REER ou un REER autogéré.
  • Affecter environ un pour cent de la TPS par habitant aux administrations municipales pour des initiatives dans le cadre du programme « Villes vertes », en s’assurant que les fonds servent à réduire l’expansion tentaculaire et les émissions de gaz à effet de serre, à conserver l’eau et l’électricité, à accroître la densification, à améliorer le transport en commun et à développer le réseau de pistes cyclables et piétonnières.
  • Améliorer le réseau ferroviaire et les connexions intermodales, accroître les investissements fédéraux-municipaux dans le train léger, et améliorer le service de VIA Rail à l’échelle canadienne. Construire, d’un océan à l’autre, un réseau de transport ferroviaire voyageur distinct, suivant les besoins, en plus du réseau de transport ferroviaire des marchandises et installer des trains de banlieue à grande vitesse entre Toronto, Montréal et Ottawa afin de réduire les déplacements aériens et améliorer le rendement de la main d’œuvre. Un incitatif économique d’un milliard de dollars sur les trois prochaines années sera affecté à l’amélioration du réseau ferroviaire.
  • Moderniser le réseau électrique en vue de favoriser l’adoption de technologies de l'énergie renouvelable (TER). Prendre l’engagement d’améliorer la transmission de l’électricité entre l’Est et l’Ouest avec une ligne de transport d’énergie entre l’Ontario et le Manitoba.
  • Élargir le réseau à large bande à l’ensemble du Canada pour permettre aux Canadiennes et aux Canadiens vivant en milieu rural de se préparer pour des emplois par l’entremise de l’Université virtuelle canadienne (UVC) et ainsi contribuer à populariser l’éducation à distance.


3. Investir dans la production d’énergie renouvelable et mettre en œuvre un plan canadien d’efficacité énergétique.


Le principal défi de notre génération consiste à relancer l’économie de manière à lutter simultanément contre les changements climatiques en brisant notre dépendance aux combustibles fossiles et en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre. Les nations qui amélioreront leur rendement énergétique et réduiront leur demande en combustibles fossiles grâce à l’exploitation de sources d’énergie renouvelables assureront leur prospérité pour les générations à venir.

Les édifices canadiens gaspillent à l’heure actuelle jusqu’à 50 % de leur énergie à cause d’installations de chauffage et de climatisation inefficaces. Par conséquent, le Parti Vert lancera un Plan canadien d’efficacité énergétique pour assurer la coordination des mesures d’efficacité dans l’ensemble des provinces, des territoires et des municipalités, conformément aux normes établies par l’Institut royal d'architecture du Canada (IRAC).

La nouvelle administration à Washington compte investir 15 milliards de dollars par année au cours des dix prochaines années pour soutenir la production d’énergie renouvelable. Le Canada doit investir 1,5 milliard de dollars supplémentaires pour la mise en œuvre d’un plan d’énergie renouvelable pour le Canada en vue d’éliminer les centrales nucléaires et au charbon et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les nouveaux investissements dans le secteur énergétique doivent être beaucoup plus diversifiés et s’éloigner des mégaprojets d’infrastructure traditionnelle afin d’aider les propriétaires, les entreprises et l’industrie à accroître leur rendement énergétique et réduire leur pollution.

Le Plan canadien d’efficacité énergétique comprendra les mesures suivantes :

  • La mise en œuvre d’un programme pancanadien de modernisation de tous les logements à loyer modéré d’ici 2025;
  • L’affectation de fonds de contrepartie pour moderniser les édifices lors de leur construction et de leur rénovation de manière à ce qu’ils soient conformes aux normes de l’IRAC qui sont de 60 % supérieures à celles du Code modèle national de l'énergie pour les bâtiments-Canada (1997), sous réserve de soumettre l’édifice à une vérification.


4. Promouvoir l’éducation et la technologie pour l’établissement d’une nouvelle économie.

La croissance économique du 21e siècle dépend d’une population instruite. Cela revêt une importance particulière en période de grands bouleversements économiques et environnementaux. Nos établissements d’enseignement postsecondaires – les universités, collèges, écoles de métiers, etc. – sont la clé de notre prospérité à long terme.

Tandis que l’éducation relève essentiellement des provinces, le gouvernement fédéral peut, par le biais de paiements de transfert affectés, fournir les fonds nécessaires à l’enseignement postsecondaire pour nous permettre d’affronter les enjeux de notre époque.

Le Parti Vert investira dans la formation et l’éducation pour une nouvelle économie par le biais des mesures suivantes :

  • Affecter 200 millions de dollars pour débloquer de nouvelles places dans les écoles techniques pour le recyclage professionnel des travailleuses et des travailleurs dans l’installation des systèmes photovoltaïques, les systèmes de chauffage et de refroidissement géothermique domestiques et les chauffe-eau solaires ainsi que dans la conduite de vérifications du rendement énergétique générales et la réalisation de simples travaux d’amélioration du rendement énergétique des bâtiments.
  • Mettre en œuvre un nouveau programme national de travail environnemental bénévole pour les jeunes qui souhaitent recevoir une formation en échange de six mois de travail pour réparer les dommages causés à l’environnement, restaurer des habitats naturels (par exemple, l’habitat du saumon), et bâtir l’infrastructure des parcs et des aires récréatives. •    Investir 250 millions de dollars dans la consolidation des programmes de création d’emplois d’été pour les étudiantes et les étudiants en affectant des fonds aux entreprises et aux organismes sans but lucratif qui embauchent et forment les étudiantes et les étudiants dans le cadre d’un emploi d’été.
  • Augmenter le budget des programmes d’apprentissage en milieu de travail et d’alternance travail-études à 250 millions de dollars.


Le Parti Vert compte également mettre en œuvre un plan global d’accès à l’éducation comprenant les mesures suivantes :

  • Accroître le financement pour l’établissement d’un programme national de prêts et de bourses d’études axé sur les besoins, avec de faibles taux d’intérêt et des barèmes de remboursement raisonnables. Ce programme remplacera la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire.
  • Renoncer à la moitié de la dette fédérale d’une étudiante ou d’un étudiant lors de la complétion d’un programme menant à un diplôme ou à un certificat;

 

5. Élargir le filet de sécurité sociale du Canada pour aider les personnes se trouvant le plus dans le besoin.

  • Élargir la couverture offerte par l’assurance-emploi de un à deux ans, à condition que la ou le prestataire participe à un programme d’acquisition de nouvelles compétences ou à un autre programme de formation reconnu. Offrir une bourse d’étude à ceux et celles qui ont perdu leur emploi dans les industries traditionnelles susceptibles de disparaître pour leur permettre de prendre part à un des programmes de formation offerts.
  • Lorsque les niveaux de chômage atteindront 6 % à l’échelle nationale, élargir la couverture offerte par l’assurance-emploi pour que les prestations soient rétroactives au premier jour de chômage.
  • Établir un fonds pour offrir des prêts provisoires d’urgence pour aider les gens à éviter la forclusion sur leur hypothèque et leur permettre de restructurer leur hypothèque.
  • Protéger les fonds de pension et l’épargne-retraite.


6. Réduire les impôts pour rétablir la situation d’iniquité
                                        
Un gouvernement fédéral responsable veillera à stimuler l’économie canadienne non seulement par le truchement de dépenses ciblées, mais en accordant des réductions d’impôt. Le Parti Vert du Canada estime important de tenir compte non seulement des impôts payés, mais aussi du type d’impôts payés.

Il est tout à fait logique de réduire les impôts sur les aspects désirables de la société – le revenu et l’emploi – et de mettre un terme à l’aide aux entreprises parasites et aux plans de sauvetage des grandes sociétés.

Le Parti Vert prendra les mesures suivantes :

Réduire les impôts et les charges sociales

  • Éliminer l’impôt sur le revenu des particuliers en dessous du seuil de pauvreté                                    -  1,9 milliards de dollars
  • Réduire les cotisations à l’a-e et au RPC de 33 %          -  16 milliards de dollars
  • Autoriser le partage du revenu entre adultes            -    5 milliards de dollars


Mettre un terme à l’aide aux entreprises parasites

  • Mettre un terme aux subventions octroyées à l’industrie minière  -36 millions de dollars
  • Éliminer les subventions octroyées aux combustibles fossiles -1,4 milliards de dollars
  • Mettre un terme aux subventions octroyées pour
  • la production d’énergie nucléaire                                     -104 millions de dollars


Les pertes de recettes attribuables aux réductions d’impôts et de charges sociales seront compensées par la taxe sur les émissions de carbone.