Le Parti Vert rejette le budget conservateur

OTTAWA – Le Parti Vert a rejeté aujourd’hui le budget conservateur le jugeant sans vision et dépourvu du leadership responsable nécessaire en matière d’économie et d’environnement.

« J’ai scruté le budget conservateur à la loupe», a déclaré la leader adjointe du Parti Vert Adriane Carr, « et tout ce que je vois est une bande d’autruches qui gardent la tête bien enfoncée dans les sables bitumineux. »

« Ce budget n’a aucune vision », a dit Carr. « Tandis que d’autres pays ont une économie dynamique et florissante axée sur la conservation de l’énergie et le développement d’énergies propres et durables, les Conservateurs ne font que consolider notre dépendance aux combustibles fossiles. »

Carr a par ailleurs fait remarquer que la seule initiative d’envergure liée au réchauffement climatique était l’affectation de 250 millions de dollars à la séquestration de carbone émis par les centrales thermiques alimentées au charbon.

« Les Conservateurs ramènent le Canada en arrière plutôt que de le propulser vers l’avenir », a ajouté Carr.

« L’industrie nucléaire n’est pas non plus la voie de l’avenir », a déclaré Carr. « Ce budget consacre 300 millions de dollars à la nouvelle technologie nucléaire. Étant donné les impacts à long terme de l’énergie nucléaire sur la santé, l’environnement et la sécurité internationale, notre gouvernement devrait plutôt investir dans les vastes ressources solaires, éoliennes, marémotrices et géothermiques du Canada », a suggéré Carr.

Mme Carr a ajouté qu’une taxe sur le carbone, jumelée à un virage fiscal vert, était un élément fondamental de la lutte contre le changement climatique et du développement d’énergie propres et renouvelables. « Pas plus tard qu’hier, le dernier rapport de la Fondation David Suzuki, préparé avec la collaboration de Mark Jaccard, concluait qu’une taxe sur le carbone contribuerait non seulement à résoudre la crise climatique, mais permettrait également aux Canadiennes et aux Canadiens d’économiser des impôts et de renforcer notre économie. »