Il faut tenir compte des causes fondamentales de la crise alimentaire, disent les Verts
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2 Mai 2008 - 1:39pm
OTTAWA – Le Parti Vert exhorte le gouvernement Harper à prendre des mesures concrètes pour contrer la crise alimentaire mondiale qui ne cesse de s’aggraver. Les prix des denrées alimentaires de base comme le riz et le maïs ont augmenté considérablement à l’échelle de la planète, et des millions de personnes risquent désormais la famine.
« Il existe des solutions fondamentales à cette crise, et le Canada peut et doit les mettre de l’avant en vue de combattre cette crise humanitaire qui se prépare », a déclaré la chef du Parti Vert Elizabeth May. « Il faut réduire immédiatement et concrètement les émissions de gaz à effet de serre si nous voulons réduire davantage les effets néfastes des changements climatiques.
« N’est-il pas ironique que le gouvernement Harpe utilise les cultures vivrières pour soi-disant lutter contre les changements climatiques, alors que la crise alimentaire actuelle est en partie attribuable aux changements climatiques? », a fait remarquer Mme May.
Toujours selon Mme May : « Il est absolument vital que nous concentrions notre aide sur l’environnement durable en agriculture, la réduction de la pauvreté et le développement de programmes pour combattre les changements climatiques et s’y adapter. »
Le Parti Vert du Canada prendrait les mesures suivantes pour combattre la crise alimentaire qui sévit à l’heure actuelle :
- Augmenter le montant de l’aide fournie par notre gouvernement aux nations en développement de 0,5 % à 0,7 % du PIB d’ici 2016;
- Prendre des mesures immédiates pour réduire les émissions de gaz à effet de serre;
- Financer d’importantes initiatives pour aider les pays en développement à s’adapter aux changements climatiques, notamment en ce qui a trait à la sécurité alimentaire;
- Adopter un modèle de commerce équitable axé sur les droits de la personne et les droits du travail, la sauvegarde des écosystèmes, et le développement des économies locales;
- Investir dans des solutions de biocombustibles plus viables, comme le biodiésel et l’éthanol cellulosique produits à partir des déchets agricoles et forestiers, plutôt que l’éthanol cultivé spécifiquement pour servir de combustible.
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