La meilleure façon de « finir le travail » en Afghanistan est de renforcer la capacité de l’armée nationale

FREDERICTON – Le Parti Vert met en doute les belles paroles creuses du premier ministre Stephen Harper alors qu’il tente de présenter la mission en Afghanistan comme un simple choix entre rester et s’en aller.

« M. Harper a déclaré que le Canada devait "finir le travail" à défaut de quoi nous laisserions tomber le peuple afghan », a déclaré le porte-parole du Parti Vert en matière d’affaire internationales Eric Walton. « Les Conservateurs ont tort de résumer le débat sur la mission en Afghanistan à un simple oui ou non. Le Canada peut "finir le travail" s’il réoriente ses priorités, notamment en adoptant une approche encadrée par les Nations Unies, en employant des mesures diplomatiques innovatrices et en rehaussant l’efficacité de l’aide au développement. »

La chef du Parti Vert Elizabeth May a par ailleurs ajouté que la mission actuelle de l’OTAN était beaucoup trop compromise par le leadership des États-Unis et qu’elle devait être placée sous la commande de l’ONU.

« Le Parti Vert estime que le Canada doit rééquilibrer son rôle en Afghanistan en abandonnant progressivement les opérations de combat au profit de la diplomatie et des opérations de maintien de la paix », a déclaré Mme May. « Nous devons réaffecter nos ressources à un autre secteur prioritaire – le développement rapide de la capacité logistique de l’Armée nationale afghane (ANA). »

Mme May a précisé que cette capacité logistique comprenait le soutien médical sur le terrain, le génie militaire, le transport, les communications, la gestion du matériel et d’autres fonctions de soutien essentielles.

Lorsque notre période de service dans la région de Kandahar prendra fin en 2009, le Canada pourra délaisser les opérations de combat pour enfin apporter une véritable contribution par le biais d’activités non reliées au combat », a déclaré Mme May.

M. Walton a fait remarquer que l’Armée canadienne cultivait déjà une relation de confiance en fournissant des services de consultation organisationnelle au gouvernement afghan, et que nous pourrions nous appuyer sur cette expérience pour aider à développer la capacité logistique de l’ANA.

« Si nous voulons qu’un jour l’ANA prenne la relève, il faut absolument renforcer sa capacité logistique », a déclaré M. Walton. « M. Harper doit laisser tomber ses discours creux pour veiller plutôt à rééquilibrer la mission. »