Harper doit investir dans les jeunes des Premières nations pour combler l’écart en éducation
NEW GLASGOW – Lors du prochain budget, le gouvernement Harper devra remédier aux lacunes relatives aux fonds destinés à l’éducation des membres des Premières nations, a déclaré aujourd’hui le Parti Vert. Les dépenses du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien pour les écoles situées dans les réserves sont limitées à un plafond de 2 p. cent depuis 1996, moment où le mode de financement national, établi en 1988, cessa d’être indexé pour l’inflation.
« Quarante pour cent des membres des Premières nations vivent dans les réserves, et leurs populations de jeunes connaissent une augmentation soutenue. Malheureusement, les budgets dérisoires accordés à leur éducation nuisent à ces jeunes », a déclaré la chef du Parti Vert Elizabeth May. « Je constate avec inquiétude que le gouvernement n’a pris aucune mesure pour accroître les dépenses en éducation et assurer une éducation de qualité aux jeunes de Premières nations. »
Des analyses de financement en matière d’éducation réalisées par l’Assemblée des Premières Nations ont révélé que pour chaque étudiant vivant dans les réserves, les écoles de bande recevaient en moyenne 2000 $ de moins que les écoles provinciales. En 2004, la vérificatrice générale avait noté un écart de 28 ans dans l’éducation des jeunes des Premières nations par rapport à l’ensemble de la population canadienne; cela signifie qu’il faudra 28 ans aux étudiants autochtones pour atteindre les mêmes taux d’obtention de diplômes que chez les non-Autochtones. La vérificatrice générale avait prévenu que ce fossé continuerait à s’élargir. Près de 70 p. cent des étudiants des Premières nations n’ont pas obtenu leur diplôme de l’école secondaire.
« De toute évidence, une population croissante exige un plus grand nombre de services. Ce n’est pourtant pas sorcier. Si nous rechignons à investir dans l’éducation, non seulement coupons-nous l’herbe sous le pied de la jeunesse autochtone, mais c’est l’avenir du Canada tout entier qui s’en trouve compromis », a déclaré la porte-parole en matière d’affaires autochtones Lorraine Rekmans.
« Les jeunes des Premières nations pourraient apporter une contribution bien plus importante au pays, mais nous devons d’abord investir dans leur succès. Il serait grand temps que ce gouvernement se préoccupe des jeunes Autochtones dans le budget fédéral. »