Le mépris de Harper envers l’expression culturelle nuit à la réputation du Canada
MONTRÉAL – Le Parti Vert demandait aujourd’hui au premier ministre Stephen Harper d’expliquer aux Canadiennes et aux Canadiens pourquoi son gouvernement faisait preuve d’autant de mépris envers la communauté artistique. Vendredi dernier, le premier ministre confirmait discrètement l’abolition de PromArt, un programme du ministère des Affaires étrangères doté d’un budget de 4,7 millions de dollars, ainsi que celle de Routes commerciales, un programme de 9 millions de dollars financé par Patrimoine canadien. Les deux programmes favorisaient le rayonnement de la culture canadienne en finançant certains déplacements à l’étranger et en ouvrant d’autres possibilités à l’étranger pour les artistes canadiens.
« PromArt et Routes commerciales jouaient un rôle important tant du côté de la diplomatie que des affaires étrangères en contribuant à ériger des ponts culturels pour le Canada », a déclaré la chef du Parti Vert Elizabeth May. « Les Canadiennes et les Canadiens sont fiers de notre communauté artistique et culturelle dynamique et toujours ravis de faire connaître la culture canadienne au reste du monde. Sur le plan de la diplomatie culturelle, il ne fait absolument aucun sens de réduire notre représentation culturelle à l'étranger. »
Ces coupures drastiques ne font qu’aggraver les torts déjà causés au domaine culturel. D’autres coups portés par le gouvernement Harper comprennent le projet de loi C 10, qui permettrait au gouvernement de refuser du financement aux films jugés « contraires à la politique publique », l’annulation d’un programme qui mettait à la disposition des galeries d’arts et des musées un service de transport gratuit pour les expositions, et le retrait des échanges culturels du mandat des ambassades canadiennes.
« Qu’a donc ce gouvernement contre les artistes et la communauté culturelle? » Mme May a fait valoir que ces deux programmes ne coûtaient pas grand chose au gouvernement, soulignant que, bien que les représentants du gouvernement aient déclaré avoir fait ces coupures par mesure de prudence sur le plan financier, le gouvernement conservateur dépensait une fortune pour faire réaliser un nombre sans précédent de sondage d’opinion.
« Sabrer le financement des activités culturelles, tant au Canada qu’à l’étranger, nuit à la richesse et à la mosaïque culturelle de notre pays et met en péril la réputation canadienne sur la scène internationale », a dit Mme May. « Ces dernières coupures semblent s’inscrire dans une vaste stratégie visant à allonger encore davantage le bras déjà long du gouvernement et lui permettre de mieux contrôler le secteur de l’expression culturelle, mais cela risque de se retourner contre nous. Mr Harper sabre le financement des arts dans une tentative plutôt cynique de courtiser une base électorale qu’il comprend mal. La plupart des Canadiennes et des Canadiens souhaitent contribuer à renforcer le dynamisme de notre communauté artistique et culturelle. »

