Le Parti Vert réclame des mesures pour lutter contre l’épidémie de diabète chez les Autochtones

OTTAWA – Des études ont révélé que l’exposition constante à des polluants issus de sites contaminés contenant des dioxines, des BPC et d’autres polluants organiques persistants contribuait à la propagation du diabète de type II chez les Autochtones. Santé Canada prévoit que d’ici 2012, 27 pour cent des membres des Premières nations au Canada seront atteints du diabète de type II.

« Cette épidémie exige toute notre attention. Elle accélère à un rythme époustouflant », a déclaré la chef du Parti Vert Elizabeth May.

L’an denier, 90,6 millions de dollars du budget du Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux ont été affectés au soutient des travaux du Programme des sites contaminés du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (IANC). Le Programme a dépensé 80,4 millions de dollars sur les sites inscrits à son répertoire au cours de l’exercice financier 2005-2006.

« De toute évidence, nous savons quelles Premières nations sont situées près des sites contaminés. Nous devons concentrer nos efforts sur l’assainissement de ces collectivités avant que le taux de diabète n’atteigne des niveaux encore plus critiques », a déclaré la porte-parole du Parti Vert en matière d’affaires autochtones, Lorraine Rekmans. « Le diabète peut entraîner la cécité, l’insuffisance rénale, des accidents vasculaires cérébraux, des maladies cardiaques et des amputations. Il est primordial que nous investissions davantage de temps et de ressources dans la lutte contre cette crise de santé. Ces gens sont les plus vulnérables du Canada, et le gouvernement doit prendre ses responsabilités légales pour protéger leur santé. »

À titre de gardien de la plupart des terres fédérales du Nord, AINC doit, par l’entremise du Programme des sites contaminés du Nord, gérer un certain nombre de sites contaminés laissés à l’abandon par leurs occupants d’origine.