L’absence du gouvernement Harper à la conférence sur l’énergie éolienne en dit long sur ses priorités
TORONTO – Le Parti Vert a demandé au premier ministre Stephen Harper d’expliquer pourquoi le gouvernement fédéral avait refusé les nombreuses invitations à prendre part à la 7e Conférence internationale sur l’énergie éolienne (7th Annual World Wind Energy Conference), qui se déroule aujourd’hui à Kingston, Ontario. La Conférence réunira des intervenants du gouvernement, de l’industrie et d’autres organisations du monde entier pour discuter des nouveaux développements en matière d’énergie éolienne, d’autonomie pour les collectivités et du rôle de l’énergie éolienne dans la lutte contre les changements climatiques.
« Le refus du gouvernement Harper de participer à la Conférence internationale sur l’énergie éolienne, bien qu’extrêmement gênant, est très révélateur des priorités de son gouvernement », a affirmé la chef du Parti Vert Elizabeth May. « À l’heure où le Canada accuse du retard dans le développement de notre immense potentiel d’énergie renouvelable par rapport à d’autres nations, cette rebuffade à l’endroit d’une industrie florissante ne fait aucun sens. »
C’est la première fois que cette conférence se déroule en Amérique du Nord. M. David Suzuki et le lauréat du prix Nobel de la paix M. Hermann Scheer, grand spécialiste de l’énergie éolienne, s’adresseront aux participants. La Conférence réunira aussi de nombreux ministres du gouvernement de l’Ontario, des chercheurs, des universitaires, des organisations non gouvernementales de l'environnement, des représentants autochtones et des intervenants communautaires.
« Il s’agit d’une occasion en or pour le gouvernement fédéral de collaborer avec d’autres décideurs et représentants de l’industrie pour en apprendre davantage sur les meilleures façons d’augmenter la capacité d’énergie éolienne du Canada », a ajouté Mme May. « Les Canadiennes et les Canadiens s’en porteraient beaucoup mieux si M. Harper arrêtait de consacrer toute son énergie à produire des publicités négatives et à déformer la réalité, et agissait plutôt de façon constructive en contribuant à assurer le passage de l’économie canadienne à un avenir à faible teneur en carbone.
« Harper commet une grave erreur en ignorant la Conférence internationale sur l’énergie éolienne, mais malheureusement, cette rebuffade cadre bien avec l’arrogance du gouvernement Harper qui nous a déjà présenté un plan frauduleux pour permettre aux émissions de gaz à effet de serre de continuer à augmenter, tout en attaquant les propositions des autres qui, elles, visent à obtenir des résultats concrets. »