OTTAWA – Alors que les États-Unis imposent de nouveaux tarifs et poursuivent une politique d’isolationnisme économique, comparable aux politiques économiques des fascistes européens des années 1930, le Parti vert y voit une occasion unique pour le Canada.

« Nous ne pouvons pas avoir une économie qui se limite à l’extraction de ressources brutes, les expédier au sud et espérer prospérer », a déclaré Jonathan Pedneault, cochef du Parti vert du Canada. « L’annonce des nouveaux tarifs marque un tournant. Les États-Unis viennent de claquer la porte au commerce mondial. Avec un système d’échange international en pleine mutation, le Canada doit profiter de cette opportunité. »

Les nouveaux tarifs américains ont secoué les marchés mondiaux et porté un coup dur aux alliés du Canada. La « Trumpeconomie » a porté un coup dévastateur à l’Union européenne, notre partenaire économique et stratégique. Nous devons tendre la main à nos partenaires européens et établir des priorités pour sortir de cette crise ensemble. La démocratie en dépend.

Contrairement à la vision économique très pessimiste de Trump, le déficit commercial des États-Unis est en réalité le reflet des dépenses extravagantes de son élite corporative, principalement alimentées par des déficits budgétaires massifs dus à des réductions d’impôts pour les riches et à des dépenses considérables dans des guerres inutiles. Le Canada et les autres pays ne sont pas responsables de ces déficits.

« Lorsque les États-Unis aliènent leurs alliés et perturbent les chaînes d’approvisionnement mondiales, le monde cherche de la stabilité », a affirmé Pedneault. « Cette stabilité, c’est le Canada : tout le talent, sans le chaos. »

Le Parti vert estime que le moment est venu pour le Canada de cesser d’être uniquement une économie de ressources. Il est temps d’ajouter de la valeur à chaque étape de la production et d’investir dans la fabrication nationale.

Pour garantir la souveraineté à long terme et la résilience économique du Canada, le Parti vert exige que le gouvernement fédéral et l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada (OIRPC) jouent un rôle actif dans la construction de l’avenir du pays.

« La richesse du Canada doit être mise au service du Canada, et non chercher le meilleur rendement sur les marchés mondiaux », a déclaré la cocheffe Elizabeth May. « Selon les règles actuelles, le Régime de pensions du Canada est investi, non pas pour bénéficier à notre économie, mais partout dans le monde, là où le rendement est le plus élevé. Nous devons imposer à nos fonds de pension d’investir dans l’économie canadienne, de créer des emplois au Canada et de promouvoir l’innovation locale. Après tout, il s’agit de l’argent durement gagné par les Canadiens. » (Les investissements dans les actions canadiennes représentent moins de 5 % des placements.)

« Les Verts proposent également la création de réserves stratégiques gérées par des sociétés d’État existantes pour acquérir et gérer des ressources naturelles clés, dans le cadre d’une stratégie nationale de réserve », a ajouté Elizabeth May.

La création de réserves stratégiques est une transaction non budgétaire, essentiellement un échange d’actifs ayant un impact négligeable sur les finances du gouvernement du Canada. De plus, les Verts proposent l’émission d’une obligation permettant aux Canadiens d’investir dans la sécurisation des ressources stratégiques du pays.

« Nous avons déjà transformé notre économie par le passé », a rappelé Elizabeth May. « Nous pouvons le faire à nouveau. Ce n’est pas le moment pour des ajustements timides ou des solutions de gestion superficielles. C’est le moment d’avoir une vision audacieuse et d’adopter une approche collective où le gouvernement fédéral collabore étroitement avec les provinces pour investir dans un avenir durable et prospère. »

#####

Pour plus d’informations ou pour organiser une entrevue :

Fabrice Lachance Nové

Attaché de presse

514-463-0021

media@partivert.ca

Rod Legget

Conseiller principal, Communications stratégiques

613-203-1524

media@partivert.ca